Health knowledge made personal
Join this community!
› Share page:
Go
Search posts:

Commentaire des Epoux Arnolfini par bathathen blog montpellier

Posted Mar 16 2013 3:10am
Commentaire des Epoux Arnolfini par bathathen blog montpellier

Le portrait de Jan van Eyck dit des Arnolfini r en 1434 et expos aujourd la National Gallery de Londres, repr un couple se tenant par la main dans un int flamand confortable, mais sans luxe particulier. Cette peinture l sur ch de 60cmX82cm est au c de virulents d dans le domaine de l de l et de nombreux historiens de l s sur deux th la premi th revendique que le tableau est le portrait de Giovanni Arnolfini, riche et puissant marchand italien de Lucques Bruges et conseiller du duc de Bourgogne, et Giovanna Cenami s en priv en l de pr mais sous le regard du peintre Jan van Eyck. La seconde th d la th que le tableau est en r un autoportrait de Jan van Eyck accompagn de sa femme, Marguerite van Eyck

Jan van Eyck est un peintre flamand n en 1387 Maeseyck et d en 1441 Bruges. Il est c pour ses portraits d r minutieux. Ses tableaux les plus connus sont le portrait dit des Arnolfini et Le retable de l mystique, oeuvre majeure de la peinture occidentale. Il est consid comme le fondateur du portrait occidental. Il entre au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, comme peintre et valet de chambre Philippe le Bon joua un r important dans la vie de Van Eyck ; il sera le parrain de son premier fils et la mort du peintre, il versera une pension sa veuve Marguerite.

Les deux th qui s sont toutes deux d pour de justes raisons. Cependant la lecture de l de Pierre-Michel Bertrand Le portrait de Van Eyck, L du tableau de Londres, publi en 2006, une th semble l : celle de l de Jan van Eyck. Ce commentaire s donc sur les arguments de Pierre-Michel Bertrand. Cependant l sera faite partir des deux hypoth car le d n pas clos et que toutes deux sont int et ont leurs propres arguments.

Le tableau repr une chambre flamande de la premi moiti du XIV si A droite un lit baldaquin avec de lourds rideaux rouges, gauche une fen ouverte sur un jardin. Sous la fen un coffre sur lequel sont pos des fruits. A gauche du lit baldaquin une chaise dos haut appel cath orn d statuette de Sainte Marguerite, puis c gauche un banc.

Au milieu de la pi un couple se tient debout se donnant la main. L gauche de la composition l la main droit faisant un geste mi-chemin entre le salut et le serment. Son visage est creux, son nez est allong les narines pinc son regard clair est absent. Il est v d huque de velours noir, qui est une sorte de grand manteau aux bords garnis de fourrure et d pourpoint noir aux poignets brod d (v court apparu vers les ann 1340). Il porte des chausses et un grand chapeau de feutre noir. Sa femme porte une  robe de soirée noire   drap vert. Les manches, tr amples, sont garnis de fourrure. En dessous, elle porte un doublet qui est un v long en toile ou en soie, qui sert aussi de  robe rouge soirée  . Ses cheveux sont rassembl en truffeaux et envelopp dans une r dor sur les tempes. Par dessus est pos la huve (la coiffe). Les seuls bijoux de la jeune femme sont un fin double collier d et un anneau l gauche. Elle est gracieuse, poupine, un l sourire s son compagnon se dessine sur ses l Elle a la paume de sa main appuy sur le haut de son ventre. Elle a le dos creus le visage un peu bouffi. Son regard est r

Le couple est d on trouve les socques semelle en bois de l en bas gauche de la toile et les sandales d rouge talons plats de la femme sont aux pieds du banc. Devant le couple, au premier plan, se trouve un petit chien.

Le reste du d de la pi est compos du cand de cuivre dor sur lequel br une bougie, sur le mur du fond entre un chapeler gauche et une droite, un miroir convexe avec un cadre histori form de dix m la passion du Christ. Dans le miroir se refl l de la sc avec en plus pour le spectateur, ce qui se passe au niveau o se situe l quand il peint, avec la pr de deux personnages situ un dehors du champ de la sc Aux pieds du lit un tapis. Enfin au dessus du miroir et au centre de l une inscription : Johannes de eyck fuit hic. 1434

La composition est con selon une sym dont l central est marqu par le lustre, les deux mains et le chien au premier plan. L est tout aussi bien indiqu par des lignes de fuite que par les superpositions de figures et d Les raccourcis des murs lat sont sans cesse absorb par des verticales. Les lames du plancher, le rebord de la fen et le coffre forment des lignes qui convergent vers le miroir o elles se croisent. Les lignes de fuites ne convergent pas toutes sur un unique point, ceci permet d l de profondeur. Les lignes issues du haut du lit baldaquin et des armatures de la fen convergent vers l Le peintre a r rendre l du volume et de la perspective. Ainsi Van Eyck place au premier plan une paire de chaussures. Afin de compl le dispositif d rendant le volume de la pi Jan van Eyck place sur le mur du fond, au centre du tableau, un miroir concave permettant ainsi de rendre visible la totalit de la sc et de la pi : le peintre agrandit ainsi l exigu de la pi gr l renvoy par le miroir.

Van Eyck perfectionne la technique de la peinture l (terres et couleurs m avec de l et non de l qui permet un meilleur rendu des mati et une meilleure repr de la lumi Elle permet de fouiller les caract

C sur le gesso qu trac l Cette technique permet le repentir c les retouches et permet la repr des d donnant l du r

La peinture l est appliqu en couches successives tr fines, en glacis, sur la surface peindre longuement pr Le panneau est constitu de planches de ch (pays du Nord) ou de peuplier (Italie) assembl par collage. La surface est enduite de plusieurs couches de gesso enduit base de gypse et de colle.

Ce tableau de van Eyck donne beaucoup r en ce qui concerne l Tous les interpr d certaine fa corroborent la th des arnolfinistes, interpr d autre mani ils d la th de Pierre-Michel Bertrand. Le portrait est con comme un certificat de mariage. Giovanni Arnolfini a saisi, de sa main gauche, la main de celle qu est sur le point d et l la droite pour confirmer les promesses La main gauche a pu sembler de mauvais augure. On a pens que l avait pris cette libert afin de conserver la frontalit solennelle de la sc car si les deux se tenaient par la main droite, ils se tourneraient l vers l On a aussi pens tort, un mariage de la main gauche contract lorsque la femme est d rang inf celui de l Elle devait renoncer pour elle et ses enfants la succession. Elle ne poursuivait donc pas la lign mais des biens lui assur en cas de veuvage : il s donc d mariage morganatique.

L des Arnolfini est donc l dans le secret d homme et d femme en priv office ill aux yeux de l mais tol et fr chez les urbaines de l Elle pourrait expliquer l d pr dans le tableau. En effet, le sacrement n pas administr par un pr mais par les eux-m L ne r qu si plus tard, au concile de Trente (1545-1563), imposer la pr d pr et de deux t durant les noces, ceci plus pour les fraudes et les abus que pour des raisons religieuses. D la c n alors pas toujours c devant l mais tout au plus devant le portail d La pr de t n alors pas non plus n au mariage : n on a besoin de t (deux t dont le peintre sont refl par le miroir) pour certifier le contrat de mariage qui r les int financiers.

Le lustre de cuivre est tr finement travaill Il porte une seule bougie allum Elle br en plein jour. Elle est interpr comme la flamme nuptiale ou l de Dieu. S s de pommes, tentation de la connaissance et de la chute. La morale du mariage est ainsi rappel Les fruits sont plac en vis vis par rapport la femme qui est la premi concern par le p La fid connue du chien envers ses ma a fait de cet animal un symbole de la fid conjugale dans de nombreux tableaux ainsi que de l Les pieds d des traduisent le caract sacr du contact direct avec le sol. Les socques et les sandales sont n pos sur le sol ; Et Dieu dit : N point d ; enl tes sandales de tes pieds car l sur lequel tu te tiens est une terre sainte. (L 3, 6). Le chapelet de verre fait allusion la copula carnalis qui devait contribuer la perfection du lien conjugal. La statuette de Sainte Marguerite sur la cath est une promesse d et de naissance. Les couleurs de celui de son symbolisent l (le vert, d maternit peut- la fid (le bleu) et la puret (le blanc). Ainsi, ce tableau qui ne d pas une sc religieuse est en fait impr de sacr Sur le mur du fond est accroch un miroir concave qui permet au spectateur de voir la totalit de la pi o se trouvent les On aper ainsi deux t parmi lesquels Jan van Eyck. Par ailleurs il porte un sens symbolique fort : le miroir sans tache repr la virginit de la femme. Les symboles moraux sont donc des points essentiels du tableau : les fruits (le p et le miroir (la puret Le miroir est d d s de miniatures repr les principales de la passion du Christ. Les symboles moraux sont donc des points essentiels du tableau : les fruits (le p et le miroir (la puret

L Johannes de eyck fuit hic. Autre qui fait penser qu s de van Eyck : la touche du peintre est celle d gaucher. De plus en analysant le tableau on se rend compte que l a repris plusieurs reprises et en particulier la main gauche. Il est difficile pour un peintre de repr la main avec laquelle il peint car il doit le faire de m et la pause n jamais la m Des historiques renforcent cette th Sur le tableau n indiqu que l 1434 alors que le peintre a pour habitude d le jour, le mois et l exacte lorsqu ach ses Hors en 1434 le premier enfant de van Eyck n Son parrain n autre que Philippe le Bon qui le 30 juin s du paiement du cadeau de bapt pour son filleul. Au Moyen Age on baptisait au plus vite les nouveaux n de peur qu ne soient priv du salut Les cerises m sur l que l voit par la fen situent la sc en juin. La sc repr alors van Eyck et sa femme Marguerite peut de temps avant son accouchement.

Plusieurs r la th de la femme enceinte. La femme a l d femme enceinte. Elle est cambr son visage est bouffi. Dans l de cette il courant de voir des femmes avec un ventre pro Cependant une iconographie correspondait ma repr de la fertilit et une autre vraiment la repr de la femme enceinte. On reconna une femme enceint la fa dont elle pose la paume de sa main voire tout l sur le haut de son ventre. Ce geste se retrouve dans de nombreuses Visitations.

Dans ce contexte la chambre que l pensait une chambre nuptiale se r en r la chambre r au naissance. On conna le d de la chambre de naissance gr El de Poitiers qui au service des princesses de la cours de Bourgogne et qui consigna son exp dans un m intitul Les honneurs de la cour. Dans cet ouvrage une partie importante est consacr la d et au mobilier des chambres d Dans ce mobilier on retrouve la cath qui jouxte le chevet du lit du portrait. Dans le tableau qui repr de simple bourgeois et non les princesses bourguignonnes, un simple tapis devant le lit assure un cadre plus confortable. Le lit est un qui appara toujours dans l de la naissance du Moyen Age. Le coffre que l voit sous la fen deviendra plus tard la cassette d Le coffre est aussi un fr au Moyen Age. Cette cassette permet de ranger le n de la m et de l La bougie qui dans la th des arnolfinistes est interpr comme la flamme nuptiale ou l de Dieu, est ici un signe de d Sainte Marguerite dont une figurine se trouve sur la cath Sainte Marguerite est pri par les femmes enceintes. La coutume voulait que les femmes enceintes allument leur domicile un cierge pour la sainte afin de se pr des maux de la maternit

En partant de ses et donc de la symbolique de la maternit on arrive la symbolique de la procr Les fruits sont associ la m matrice. Les oranges sont r pour pr de la naus les cerises sont un symbole tr populaire de la f Le chien qui est associ la fid conjugale peut aussi associ d voire m aux pratiques sexuelles, le chien passant pour un animal lubrique. Le cand constitu de six branches qui ne sont pas dispos r Cela fait r la repr de l de l reproductif f : une sorte de vestibule cylindrique flanqu de six logettes et d septi de forme diff situ au sommet de l Les logettes sens accueillir les enfants. La bougie signalerait alors la pr de l Le d des serait un symbole de la maternit Dans les pays nordiques les femmes enceintes avaient pour coutume de d leurs socques ; accoucher aussi facilement qu ses souliers.

Tout porterait alors croire qu s bien des van Eyck et l que les arnulfistes consid comme la preuve de la pr du peintre et son t quand au mariage des Arnolfini, serait en r une inscription indiquant la pr de son fils Jehan van Eyck, n en juin 1434 et portant comme il courant l le m pr que son p ; Jehan van Eyck ici dans le ventre de sa m : Johannes de eyck fuit hic.1434.

La th de l se justifie dans l et la convergence des indices

Le portrait dit des Arnolfini est donc un myst que l peut interpr de deux mani compl oppos Selon la th arnolfiniste il s du mariage des Arnolfini auquel le peintre serait pr est t par sa signature, et selon la th eyckienne il s d autoportrait o plut d double portrait, le peintre repr son enfance peu de temps avant sa naissance et signalant sa pr dans l : Johannes de eyck fuit hic.1434. Ce tableau met en valeur l qu peut y avoir quand l de l et des objets dont elle est compos Il est le reflet d des pratiques de l de cette o les objets avaient une double signification. Cependant il est le r d travail minutieux de l Ce tableau est compos de tr nombreux symboles. Tout a un sens, chaque objet est la pour donner un du puzzle. Pour comprendre ce tableau on ne peut pas partir du g pour aller vers le d car se sont les d qui construisent et donne son sens l Le d entre arnolfinistes et eyckiens n pas encore clos, mais le sera-t-il un jour ? Sera-t-il un jour possible de deviner la pens du peintre ou de trouver les qui feront pencher la balance q c ou d autre ? Est-il vraiment n de conna la v histoire de ce tableau et ainsi dans enlever tout le myst ? Le myst ne fait-il pas partie de l ?
Post a comment
Write a comment:

Related Searches