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créateurs venus des quatre coins du continent

Posted Mar 05 2013 2:45am
Aujourd'hui, elle se bat pour que l'image de création, de joie, de partage et de glamour que projette la mode à Dakar triomphe de toutes les autres - famine, misère, violence et guerres -, que véhicule habituellement l'Afrique. « Il faut qu'on avance. Il faut que l'Afrique, qui est un vivier, une forêt vierge qu'on ne finira jamais de découvrir, sorte de son marasme. Nous voulons mettre dans la tête ce que nous avons dans le sang. »

« La jeunesse occidentale plébiscite ce que nos créations lui apportent, au-delà des formes et des couleurs, explique Almamy Lo, le directeur artistique de la Fashion Week. Des matières naturelles, écologiques, comme le raphia, le coton, la soie, et des formes et des coupes décomplexées. Ici, le marketing ne règne pas en maître, et chaque styliste peut donner libre cours à son imagination et à son amour de la couleur. »

« En Afrique, les femmes adorent s'habiller, se changer plusieurs fois par jour. La demande est si forte que les créateurs sont obligés d'être continuellement novateurs ! », renchérit Collé Sow, l'autre grande dame de la mode de Dakar, qui organise le Sira (Salon de l'innovation et de la représentation africaine).

« Chaque styliste apporte avec lui son univers, son talent, son pays. Je voulais ainsi montrer le savoir-faire de l'Afrique et autre chose de l'Afrique, démontrer que le glamour peut l'emporter dans ce monde de fous », reprend Adama Paris. Et c'est ce qu'ils firent, les quelque 20 créateurs venus des quatre coins du continent. La Marocaine Meryem Boussikouk et ses caftans revisités. Mariah Bocoum, de Bamako, au Mali, avec dans ses bagages ses créations sublimes de bogolan, du pagne tissé teinté dans la terre et transformé en  robe de demoiselle d'honneur longue   du soir. Les deux stylistes sénégalaises installées en France, Mathilde Badgi, qui veut « en toute humilité » faire le lien entre l'Hexagone et le Sénégal, ou Mariam Diop, qui a mis à la mode les tissages mauritaniens, ou encore la célèbre Yolande Mancini.

Et puis, pour le défilé de clôture, face à la mer, dans les jardins à côté de la piscine du superbe hôtel Radisson Blu et sous un ciel de strass, Patrick Asso, de Côte d'Ivoire, et Alain Niava, le couturier des premières dames d'Afrique, ont offert aux étoiles et aux spectateurs une éblouissante démonstration d'inspiration, de magie et de légèreté. Un défilé dont l'esprit, point par point, faisait écho aux vers de Léopold Sédar Senghor : « Femme nue, femme noire, je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel. »
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